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Route des Grandes Alpes en 5 jours : le road trip ultime en voiture

Du lac Léman à Menton, découvrez la Route des Grandes Alpes en 5 jours : étapes détaillées, cols mythiques, villages, hôtels, budget et conseils pour un road trip en voiture.

Roadtrip route des grandes alpes

Cinq jours, deux lacs, des villages accrochés à la montagne et une succession de cols mythiques avant de rejoindre la Méditerranée. De Thonon-les-Bains à Menton, la Route des Grandes Alpes est le road trip à faire au moins une fois quand on aime conduire. Voici un itinéraire détaillé en voiture, avec les étapes, les plus belles haltes, les nuits et les conseils pour partir sereinement.

Il y a des voyages dont on se souvient pour un hôtel. D’autres pour une plage. La Route des Grandes Alpes, elle, se raconte avec des virages, des lumières et des paysages.

Le matin, vous prenez un café face au lac Léman. Quelques jours plus tard, vous êtes à près de 2 800 mètres d’altitude, au-dessus des nuages. Et le cinquième soir, vous garez la voiture à Menton, avec cette odeur de mer qui annonce la fin de la montagne.

Inaugurée progressivement au début du XXe siècle, cette grande traversée relie les Alpes du Nord à la Côte d’Azur. Son itinéraire routier historique couvre environ 700 à 720 kilomètres selon les variantes, à travers les massifs du Chablais, du Beaufortain, de la Vanoise, du Briançonnais, de l’Ubaye et du Mercantour.

Notre proposition est pensée pour une voiture de tourisme, cinq jours sur place et quatre nuits en route. Pas une course contre le chronomètre. Le but est de s’arrêter, de marcher un peu, de bien manger et de profiter de la route sans transformer chaque col en séance d’attaque.

La Route des Grandes Alpes en 5 jours : l’itinéraire

Le road trip en un coup d’œil

Jour Trajet Temps de conduite estimé hors pauses
1 Thonon-les-Bains → Beaufort 3 h 30 à 4 h 30
2 Beaufort → Val-Cenis par l’Iseran 3 h 30 à 4 h 30
3 Val-Cenis → Briançon par le Galibier 3 h à 4 h
4 Briançon → Barcelonnette par l’Izoard et Vars 3 h à 4 h
5 Barcelonnette → Menton par la Bonette et le Turini 5 h à 6 h 30

Comptez environ 700 à 800 km selon les détours et la variante de fin de parcours. Ces temps sont des estimations de planification et non des temps GPS garantis : travaux, trafic, météo, photos et pauses peuvent changer fortement le programme.

Les quatre nuits : Beaufort ou Arêches-Beaufort, Val-Cenis ou Lanslebourg, Briançon, puis Barcelonnette. Pour profiter davantage de l’arrivée, prévoir idéalement une cinquième nuit à Menton.

Jour 1. Thonon-les-Bains → Beaufort : entrer dans les Alpes

roadtrip route des grandes alpes

Les étapes : Thonon-les-Bains → col des Gets → Cluses → Le Grand-Bornand → col de la Colombière → La Clusaz → col des Aravis → Flumet → col des Saisies → Hauteluce → Beaufort.

Le départ se fait au bord du lac Léman. Si vous le pouvez, arrivez la veille à Thonon. Un petit-déjeuner en terrasse, une courte promenade au bord de l’eau et l’impression agréable de commencer un vrai voyage suffisent à mettre dans l’ambiance.

Direction le Chablais, par les Gets puis la vallée de l’Arve. La route commence à prendre du relief et l’univers change progressivement : forêts, chalets, pâturages et premiers grands panoramas.

Le col de la Colombière : première vraie montée

Au-dessus du Grand-Bornand, le col de la Colombière est une belle entrée en matière. Ses lacets et ses alpages rappellent immédiatement les grands rendez-vous cyclistes. Arrêtez-vous dans une zone autorisée au sommet ou sur l’un des points de vue accessibles, puis prenez le temps d’observer la vallée.

Ne prévoyez pas un rythme agressif : les cyclistes sont nombreux en été, et le plaisir de cette route tient avant tout à ses paysages.

La Clusaz et les Aravis : le décor de carte postale

En redescendant vers Saint-Jean-de-Sixt, faites une halte à La Clusaz. Ses chalets, ses terrasses et les reliefs qui encadrent le village en font une étape idéale pour un café ou un déjeuner simple.

La montée au col des Aravis, à environ 1 486 mètres, offre l’un des premiers grands panoramas. Selon la visibilité, le massif du Mont-Blanc se dessine à l’horizon. Ici, la pause photo s’impose, loin des zones de circulation.

Les Saisies et Hauteluce : la montagne douce

Après Flumet, la route gagne le col des Saisies, autour de 1 650 mètres. L’ambiance devient plus ouverte, presque pastorale. Prenez la direction de Hauteluce pour descendre sur Beaufort : cette petite route déroule de beaux paysages de chalets et de prairies.

À faire : une pause au col des Aravis, un déjeuner à La Clusaz ou à Flumet, puis un arrêt gourmand dans une fromagerie du Beaufortain.

Où dormir : Beaufort pour son village et son accès facile au lendemain, ou Arêches-Beaufort pour une atmosphère davantage montagnarde. Cherchez un hébergement avec parking privé ou réservé, et confirmez sa disponibilité avant réservation.

À table : croûte au Beaufort, fondue ou plat savoyard, à condition de garder le conducteur à l’eau. Demain, la route prend vraiment de l’altitude.

Le conseil FR Motors

Pour les photos de la voiture, privilégiez le matin ou la fin d’après-midi. Les alpages autour des Aravis et de Hauteluce offrent une belle lumière, sans devoir stationner sur un virage.

Jour 2. Beaufort → Val-Cenis : Roselend et le toit des Alpes

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Les étapes : Beaufort → barrage et lac de Roselend → Cormet de Roselend → Bourg-Saint-Maurice → Sainte-Foy-Tarentaise → Val-d’Isère → col de l’Iseran → Bonneval-sur-Arc → Lanslebourg / Val-Cenis.

C’est peut-être la journée qui résume le mieux la magie de cette traversée. On part entre des fermes et des alpages, on longe un lac turquoise, puis on grimpe jusqu’à un univers où la végétation disparaît.

Le lac de Roselend : l’arrêt qu’il faut absolument faire

En quittant Beaufort, la route monte vers le barrage de Roselend. Son eau change de couleur avec le ciel : turquoise par beau temps, presque métallique lorsque les nuages s’accrochent aux sommets.

Prenez une vraie pause, pas seulement une photo par la vitre. Les abords du barrage et les parkings autorisés permettent de marcher quelques minutes, de profiter du panorama et de respirer cet air qui annonce la haute montagne.

Puis la route continue vers le Cormet de Roselend, à 1 968 mètres. Les virages s’enchaînent dans un décor de plus en plus minéral avant la descente vers Bourg-Saint-Maurice.

Bourg-Saint-Maurice : le ravitaillement intelligent

C’est le bon endroit pour faire le plein, acheter de l’eau et prévoir un pique-nique. N’attendez pas d’être en altitude pour rechercher une station-service : leur présence est limitée sur les cols.

La montée vers Val-d’Isère traverse la Haute-Tarentaise. Elle change de caractère au fil des kilomètres, entre vallées encaissées, hameaux et infrastructures de montagne.

Le col de l’Iseran : un moment à part

Après Val-d’Isère, la route prend de l’altitude et les arbres disparaissent. Le col de l’Iseran, à environ 2 764 mètres, est le plus haut col routier des Alpes françaises. Le décor devient spectaculaire : vastes pentes, roches, névés possibles même en été et impression de rouler au-dessus de tout.

Garez-vous sur l’un des emplacements prévus, coupez le moteur et sortez quelques minutes. À cette altitude, même en plein été, le vent et la température peuvent surprendre. C’est un des grands moments du voyage.

Bonneval-sur-Arc : le village à ne pas traverser trop vite

La descente sud de l’Iseran vous amène à Bonneval-sur-Arc, village de pierres et de toits de lauze, classé parmi les Plus Beaux Villages de France. Prenez au moins une demi-heure pour vous promener dans les ruelles et boire quelque chose en terrasse.

La journée s’achève tranquillement dans la vallée de la Haute-Maurienne, vers Lanslebourg ou Val-Cenis.

À faire : panorama sur Roselend, arrêt au sommet de l’Iseran, promenade à Bonneval-sur-Arc. Un déjeuner pique-nique face aux montagnes fonctionne particulièrement bien sur cette étape.

Où dormir : Lanslebourg ou Val-Cenis, pratiques pour repartir tôt vers la Maurienne. Privilégiez un petit hôtel ou une auberge où dîner sur place si vous ne souhaitez plus reprendre le volant.

À vérifier avant de partir

L’Iseran est un col saisonnier. Son ouverture dépend du déneigement et des conditions météorologiques ; vérifiez son état le matin du départ. Si le col est fermé, un contournement par la vallée et d’autres routes est nécessaire et peut allonger sensiblement la journée.

Jour 3. Val-Cenis → Briançon : le Galibier, route légendaire

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Les étapes : Lanslebourg / Val-Cenis → Modane → Saint-Michel-de-Maurienne → col du Télégraphe → Valloire → col du Galibier → col du Lautaret → La Salle-les-Alpes → Briançon.

Après une matinée dans la vallée de la Maurienne, le profil de la route change brutalement. L’objectif du jour est simple : franchir le Galibier, l’un des cols les plus emblématiques des Alpes.

Le Télégraphe et Valloire : la mise en jambes

Depuis Saint-Michel-de-Maurienne, la montée vers le col du Télégraphe, à environ 1 566 mètres, traverse une forêt dense et grimpe régulièrement. Les virages sont nombreux, mais l’environnement reste relativement abrité.

On redescend ensuite sur Valloire, station-village agréable pour un café ou un déjeuner. Ne partez pas trop vite : la suite de l’ascension demande du temps et de l’attention.

Le Galibier : le grand spectacle

Au-dessus de Valloire, les reliefs s’ouvrent. La route serpente vers le col du Galibier, à 2 642 mètres, sous des crêtes abruptes qui ont marqué l’histoire du Tour de France.

Les derniers kilomètres donnent une impression unique : une route étroite posée sur la montagne, des lacets presque irréels et, par temps clair, des perspectives sur les grands sommets des Écrins.

Le sommet mérite une halte, mais uniquement si le stationnement est autorisé et sans gêner les vélos, motos ou autres véhicules. En haute saison, mieux vaut accepter de ne pas avoir une photo parfaite plutôt que de créer un danger.

Lautaret et Briançon : un changement d’ambiance

Le versant sud rejoint le col du Lautaret. Le paysage s’élargit, puis la descente vous conduit dans la vallée de la Guisane. L’arrivée à Briançon marque un vrai changement : on sent déjà davantage le soleil des Alpes du Sud.

En fin d’après-midi, montez à pied dans la Cité Vauban de Briançon, avec ses remparts, ses ruelles en pente et ses places animées. C’est une belle façon de terminer une journée très automobile par un moment sans voiture.

À faire : café à Valloire, photo au Galibier, promenade dans la Cité Vauban au coucher du soleil.

Où dormir : dans Briançon pour sortir à pied le soir, ou dans un hébergement en périphérie avec stationnement réservé si vous voyagez avec une sportive ou une voiture ancienne.

À table : cuisine des Hautes-Alpes, tourtons du Champsaur lorsqu’ils sont à la carte, ou dîner simple dans la vieille ville.

Le plaisir de conduite

Les longues descentes du Galibier sollicitent les freins. Utilisez le frein moteur, gardez des distances de sécurité et arrêtez-vous si vous sentez une perte d’efficacité. Le plaisir vient du rythme et du paysage, pas de la vitesse.

Jour 4. Briançon → Barcelonnette : l’Izoard et les paysages lunaires

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Les étapes : Briançon → Cervières → col d’Izoard → Casse Déserte → Arvieux → Guillestre → col de Vars → Saint-Paul-sur-Ubaye → Barcelonnette.

Ce quatrième jour est un concentré de contrastes. Le décor n’a presque plus rien à voir avec les alpages de Haute-Savoie : la roche est plus sèche, les couleurs plus chaudes et les villages commencent à prendre des accents méridionaux.

L’Izoard et la Casse Déserte : un paysage d’un autre monde

Depuis Briançon, rejoignez Cervières puis grimpez vers le col d’Izoard, à 2 360 mètres environ. La route traverse d’abord des forêts de mélèzes avant de déboucher sur une ambiance spectaculaire.

La Casse Déserte, sur le versant sud, est un site minéral célèbre pour ses formes rocheuses presque irréelles. Une courte marche depuis un emplacement autorisé permet de découvrir ce décor qui ressemble davantage à un plateau désertique qu’à une montagne alpine classique.

C’est l’un des endroits où il faut accepter de poser les clés quelques instants. Le paysage vaut largement plus qu’une simple traversée.

Guillestre et le col de Vars : du Queyras à l’Ubaye

Descendez vers Arvieux, puis Guillestre, petite ville pratique pour déjeuner, faire quelques courses ou remettre du carburant. Le trajet remonte ensuite vers le col de Vars, à 2 108 mètres, avant de basculer dans la vallée de l’Ubaye.

L’ambiance s’adoucit progressivement. On retrouve des villages, des prairies et une lumière qui annonce le Sud. Le parcours offre de beaux virages, mais certaines portions restent étroites et partagées avec des cyclistes.

Barcelonnette : une soirée entre Alpes et Mexique

Barcelonnette est une ville idéale pour cette quatrième nuit. Son centre animé, ses terrasses et ses villas d’inspiration mexicaine racontent une histoire étonnante : celle des habitants de l’Ubaye partis faire fortune au Mexique au XIXe siècle, dont certains sont revenus y construire de grandes maisons.

Profitez de la fin de journée pour vous promener dans le centre, découvrir les façades et dîner tranquillement. La cinquième étape sera la plus longue : le sommeil compte davantage qu’un dernier détour improvisé.

À faire : panorama de la Casse Déserte, pause à Guillestre, promenade architecturale à Barcelonnette.

Où dormir : dans le centre de Barcelonnette pour profiter de la soirée à pied, ou à Jausiers pour vous rapprocher du départ vers la Bonette.

Photo incontournable

La Casse Déserte est superbe en lumière rasante. Laissez la voiture dans un emplacement prévu et prenez quelques minutes à pied : les plus belles images du voyage ne nécessitent pas de stationner sur la chaussée.

Jour 5. Barcelonnette → Menton : la Bonette, le Turini et enfin la mer

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Les étapes : Barcelonnette → Jausiers → col de la Bonette → boucle de la cime de la Bonette (si ouverte) → Saint-Étienne-de-Tinée → vallée de la Tinée → Saint-Martin-Vésubie par le col Saint-Martin → La Bollène-Vésubie → col de Turini → Moulinet → Sospel → col de Castillon → Menton.

Cette dernière journée est la plus exigeante du voyage. Partez tôt, prenez un bon petit-déjeuner et gardez de la marge pour les arrêts. Le contraste entre les pierres grises de la Bonette et les couleurs de Menton sera immense.

La Bonette : rouler à plus de 2 800 mètres

Depuis Jausiers, la route s’élève au-dessus de la vallée de l’Ubaye. Les paysages se dépouillent progressivement jusqu’à atteindre le col de la Bonette, à 2 715 mètres. Lorsque la boucle sommitale est accessible, elle permet d’atteindre 2 802 mètres sur la route qui contourne la cime.

Un petit sentier mène encore plus haut jusqu’à une table d’orientation, si les conditions le permettent. Ici, la vue est immense : montagnes successives, reliefs du Mercantour et cette sensation étrange d’être sur le toit du voyage.

La route redescend ensuite dans la vallée de la Tinée, en direction de Saint-Étienne-de-Tinée. La végétation revient progressivement. On se rapproche du climat méditerranéen, même si la montagne reste omniprésente.

Le col Saint-Martin : la transition vers la Vésubie

Depuis la Tinée, rejoignez la vallée de la Vésubie par la route du col Saint-Martin, en suivant les indications locales et les conditions de circulation. Le trajet passe par de belles forêts et des villages de montagne avant d’atteindre Saint-Martin-Vésubie.

C’est l’endroit idéal pour faire une vraie pause déjeuner. Selon l’horaire, prenez un plat du jour, faites le plein d’eau et soufflez avant les derniers cols.

Le col de Turini : le final rêvé pour une voiture plaisir

Après la Vésubie, direction La Bollène-Vésubie et le col de Turini, autour de 1 600 mètres. C’est l’un des noms les plus célèbres de l’histoire du Rallye Monte-Carlo.

Ses lacets serrés, ses portions forestières et ses épingles ont construit une légende. Mais la route reste ouverte au public : cyclistes, motards, riverains et touristes la partagent. Adoptez une conduite souple, profitez du dessin de la route et gardez les sensations de rallye pour les images d’archives.

Vous pouvez faire une courte pause au col puis descendre vers Moulinet et Sospel. La Méditerranée est maintenant toute proche.

Sospel, Castillon et Menton : l’arrivée

Sospel offre une dernière halte de charme, avec son vieux pont et ses façades colorées. Après le col de Castillon, la route plonge progressivement vers la Côte d’Azur.

Puis vient le moment attendu depuis cinq jours : Menton. Les palmiers, les façades pastel, la mer et l’air plus doux remplacent les glaciers et les prairies d’altitude. Prenez le temps de vous garer et de marcher vers le vieux port ou le front de mer.

Une glace, un café face à la Méditerranée ou un dîner de poissons : le meilleur programme est parfois le plus simple. Vous venez de traverser les Alpes françaises du nord au sud.

À faire : panorama de la Bonette, déjeuner en Vésubie, pause au Turini, promenade dans Sospel, arrivée au bord de la mer à Menton.

Où dormir : idéalement une nuit supplémentaire à Menton. Réservez un hébergement avec parking, surtout en haute saison. Le retour chez vous n’est pas compris dans ces cinq jours.

Variante panoramique

Si vous avez davantage de temps, la vallée du Var, Valberg et le col de la Couillole constituent une autre magnifique façon de parcourir le sud des Alpes. Évitez cependant d’ajouter tous les détours possibles à cette dernière journée déjà longue.

Quand partir sur la Route des Grandes Alpes ?

Le meilleur moment se situe généralement entre fin juin et mi-septembre, une fois les principaux cols déneigés. Début juillet et septembre sont particulièrement agréables pour limiter les embouteillages et profiter d’une lumière plus douce.

L’ouverture complète n’est jamais garantie à date fixe. L’Iseran, le Galibier, l’Izoard, le Cormet de Roselend et la Bonette peuvent rester fermés après un hiver enneigé ou fermer ponctuellement en cas de mauvais temps.

À titre d’exemple concret, la route de la Bonette a été fermée à la circulation à partir du 17 octobre 2026, selon les informations touristiques locales. Cet itinéraire ne doit donc pas être interprété comme praticable toute l’année.

En juillet et août, les cols sont plus fréquentés : motos, vélos, camping-cars et véhicules de tourisme. En septembre, la circulation peut être plus fluide, mais les journées raccourcissent et les premières gelées restent possibles en altitude.

Avant chaque étape, consultez les informations officielles de circulation, les prévisions montagne et les offices de tourisme. Une route fermée peut bouleverser votre journée : prévoyez toujours un itinéraire de remplacement.

Quel budget prévoir pour cinq jours ?

Le budget dépend beaucoup de la voiture, de la saison et du niveau de confort. Voici une base indicative pour deux personnes partageant une chambre, sur un parcours d’environ 750 kilomètres, hors trajet pour rejoindre Thonon et rentrer depuis Menton.

Poste Budget indicatif pour 2 personnes
4 nuits en hôtel ou auberge 400 à 720 €
Repas, cafés et pique-niques (5 jours) 250 à 450 €
Carburant du road trip 100 à 190 €
Parkings et petits extras 30 à 80 €
Total estimatif 780 à 1 440 €

Cette simulation suppose un véhicule consommant environ 7 à 12 l/100 km et un prix du carburant permettant de couvrir cette fourchette. Une sportive gourmande, un cabriolet loué, les nuits haut de gamme ou un séjour en pleine saison augmenteront le budget. À l’inverse, les pique-niques et hébergements simples peuvent le réduire.

Pensez également aux frais de péage pour l’aller et le retour, aux éventuels stationnements payants et à une marge pour les imprévus.

Quelle voiture choisir pour ce road trip ?

La Route des Grandes Alpes n’exige ni SUV, ni transmission intégrale, ni puissance démesurée. Par beau temps et avec les cols ouverts, une citadine entretenue peut parfaitement parcourir l’itinéraire.

Mais pour les amateurs d’automobile, le voyage prend une autre dimension au volant d’une voiture qui donne envie de conduire. Un cabriolet pour profiter de l’air frais, une GT confortable pour enchaîner les kilomètres ou une compacte sportive pour savourer les enchaînements de virages : les trois philosophies fonctionnent.

Le cabriolet : l’expérience sensorielle

Le ciel ouvert donne une autre dimension à la montée vers l’Iseran et à l’arrivée sur la Riviera. Prévoyez toutefois des vêtements chauds : à 2 600 mètres, une journée ensoleillée peut rester franchement fraîche.

La GT confortable : la bonne surprise

Une grande routière bien amortie, dotée de bons sièges et de freins en état, est parfaite pour passer cinq jours à admirer les paysages. Le plaisir de conduire n’est pas proportionnel à la fermeté des suspensions.

La compacte sportive : le plaisir des virages

Une petite sportive bien équilibrée transforme les routes sinueuses en expérience de conduite très agréable, même en respectant les limitations. Sa taille facilite également les croisements sur les routes étroites.

Dans tous les cas, privilégiez des pneus adaptés, une mécanique saine et un châssis en bon état. Le voyage doit rester plaisant du premier au dernier col.

Les conseils pratiques qui changent tout

Avant de prendre la route

  • Contrôle des pneus, de leur pression et de l’état des freins.
  • Niveau d’huile, liquide de refroidissement et état de la batterie.
  • Vérification des ouvertures de cols et des éventuels travaux.
  • Téléchargement des cartes hors ligne et de l’itinéraire GPX.
  • Réservation des hébergements avec solution de stationnement adaptée.
  • Vêtements chauds et imperméables, même au cœur de l’été.
  • Eau, petit encas, lunettes de soleil et chargeur de téléphone.

Au volant

Un col n’est pas une route où l’on doit tenir une moyenne. Les vitesses de circulation chutent rapidement derrière un camping-car ou dans une succession d’épingles. C’est normal.

Gardez des distances importantes, adaptez votre vitesse à la visibilité et anticipez les cyclistes en montée comme en descente. Utilisez le frein moteur pour éviter de surchauffer les freins. Sur les passages étroits, prenez le temps de croiser les autres véhicules et ne vous arrêtez jamais au milieu d’un virage pour une photo.

Pour les photos et les pauses

Les plus belles images se font souvent tôt le matin ou en fin de journée, lorsque la lumière accroche les reliefs. Une voiture garée sur un parking autorisé, un conducteur qui prend le temps de marcher cinq minutes et un joli panorama : c’est largement suffisant.

Pensez aussi à laisser la nature tranquille. Pas de drone sans vérifier la réglementation locale, pas de voiture dans les alpages, et aucun déchet laissé derrière soi.

Peut-on faire la Route des Grandes Alpes en seulement trois jours ?

Techniquement, oui, en réduisant les haltes et en allongeant les journées. Mais l’intérêt du voyage s’en trouve diminué. Les paysages, les villages et les changements d’ambiance méritent du temps.

Cinq jours représentent un bon compromis pour un road trip automobile. C’est assez long pour respirer, sans nécessiter deux semaines de congés. Avec six ou sept jours, ajoutez une nuit vers la vallée de la Tinée ou Valberg pour alléger la dernière étape, et une journée de détente à Menton.

LE VERDICT FR MOTORS

La Route des Grandes Alpes n’est pas une route à terminer. C’est une route à vivre.

Il y a le bleu du lac de Roselend, l’impression de rouler au bout du monde sur l’Iseran, les virages du Galibier, le décor presque lunaire de l’Izoard et le ruban d’asphalte de la Bonette.

Il y a aussi les petits moments : un café pris trop tôt, un fromage acheté dans un village, une pause improvisée devant une montagne et ce silence qui revient lorsque le moteur s’arrête.

Et puis, au bout de cinq jours, il y a la mer. Cette arrivée à Menton donne à l’itinéraire quelque chose que peu de routes peuvent offrir : la sensation d’avoir vraiment traversé un pays, ses climats et ses paysages.

Pas besoin d’une supercar. Il faut une voiture qu’on aime conduire, quelques jours devant soi et l’envie de prendre la route.

Et si le plus beau souvenir était aussi la voiture ?

Un road trip comme la Route des Grandes Alpes donne envie de rouler pour le plaisir. FR Motors vous aide à trouver une voiture qui correspond à votre usage, à votre budget et à vos envies.

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